AFLAM, CINEMA(S) DE PALESTINE
Si l’on perçoit surtout la Palestine au travers des violences et déchirements qui résultent de l’occupation de ce territoire, relayés, amplifiés et parfois déformés par les médias, il s’avère d’autant plus nécessaire de permettre aux spectateurs de Marseille et sa région d’appréhender les réalités et les espoirs du peuple palestinien sous des angles plus ouverts, divers et sensibles.
C’est donc avec une programmation particulièrement ouverte que l’association Aflam, qui s’investit depuis plusieurs années dans la diffusion des cinémas du monde arabe, nous conviait, du 22 avril au 3 juin 2008, à découvrir le ou plutôt LES cinémas de Palestine. Une ouverture qui étendait le champ des découvertes, au delà de la fiction et du documentaire, dans de nombreux domaines où se croisent l’image, la musique et la poésie.
S’il est donc clair que le but de cette programmation n’était pas de rendre compte du conflit israélo-palestinien, il n’en reste pas moins que les thèmes politiques liés à l’occupation ou à l’exil étaient présents dans la plupart des oeuvres présentées. Peut-on éluder cette emprise de la violence quotidienne dans les territoires occupés ?
A écouter : La réponse d’Enas Al Muthaffar, réalisatrice de From east to west
Toujours sur cette dimension politique et sur la possibilité de réunir les fragments disjoints d’une communauté disparate, voici un extrait d’un plateau radio au cours duquel s’exprime (entre autres) Waafa Yasin, artiste et auteure de Ice and Salt.
Download Waafa Yasin, artiste et auteure de Ice and Salt
Sur le réel, l’imaginaire et la transmission, quelques mots de Maï Masri, réalisatrice de Rêves d’exil.
Download Maï Masri, réalisatrice de Rêves d’exil [3mn58]
Enfin, sur les difficultés à s’affranchir de la disparition du leader Yasser Arafat, un commentaire de Rachid Masharawi, réalisateur de Arafat mon frère.
Download Rachid Masharawi, réalisateur de Arafat mon frère [1mn39]
Par Romain Carlioz, Xavier Thomas et Marc Voiry
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